Le corps beau et le crevard

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Une femme au corps beau dans la rue, sur ses talons, perchée, semblait ne pas avoir d’age.

Un crevard, par la sensualité alléchée, lui tint à peu-près ce langage.

— Oh, Toi t’es bonne !

La femme pressa le pas, mais le crevard obstiné, continua son discours.

— Salope ! Tu pourrais répondre quand on te parle ! Espèce de conne !

Elle ne répondit pas, elle était même prête à crier au secours.

C’était des choses courantes ici-bas, l’homme avait renié sa dignité,

afin d’assouvir sa sexualité.

Il ne savait plus aimer, si ce n’est que se cacher,

derrière ce masque de virtualité.

Il courut auprès de la belle, d’un pas agile,

mais il n’eut comme seule réponse la demande express de la laisser tranquille.

Mais le crevard s’en moquait, et essaya alors une autre ruse.

— Excusez-moi ! C’est idiot, de ma part, ça vous dirait que l’on s’amuse ?

La femme au corps beau s’éloigna, pressant le pas.

Elle était seule, et tout le monde voyant la scène, personne ne levait le petit doigt.

Avec ce genre d’individu, il pouvait tout arriver,

allant même jusqu’à se faire violer.

Elle rentra chez elle, et s’empressa de raconter sur la toile sa mésaventure.

Mais immédiatement, d’autres crevards masqués, prirent sur le web, une autre parure.

Le crevard ne reculait devant rien, même aux pires mielleries.

L’homme avait donc abdiqué ? Abandonné par sa connerie !

Pourtant, lui qui se disait sexe fort, demandait à présent de se faire dominer !

Par son écran masqué, il savait dire multitudes obscénités.

La femme au corps beau était excédée !

La femme n’était point objet, elle n’allait pas se rabaisser.

Le crevard n’était pas capable d’aimer, dans sa misère sexuelle, il ne savait que s’enterrer. Envoyant les photos de son objet, il continuait à prouver sa médiocrité.

Il n’avait pas d’honneur, allant même jusqu’à faire la manche.

Avec des mots mal orthographiés, et le vocabulaire d’une tanche.

La femme au corps beau, n’en pouvait plus.

Tant de crevards et cafards réunit qui ne parlaient que de cul.

Elle se rendit alors au commissariat,

pour se plaindre, de tout ces personnes qu’elle ne connaissait pas.

La procédure fut longue, mais la belle était obstinée,

ces prédateurs allaient payer, de l’avoir harcelée.

Une peine exemplaire, le juge leur trouva,

pour faire comprendre que les hommes étaient tombés très bas.

Son corps beau était une convoitise,

mais aux gentlemans, était réservé cette gourmandise.

Le crevard, se sentant minable d’avoir montré ses petits attributs,

Jura, mais un peu tard, qu’il ne le referait plus !

©Stéphane Lvq – Copyright N°00052749

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