Jour 35 – Le cantique et la quantique

« Tôt ou tard, il se creusera un fossé tellement effroyable entre les riches et les pauvres que le chaos s’installera et une autre grande civilisation s’effondrera. L’Amérique est sur la même voie, prouvant encore une fois que l’histoire se répète, car nous ne retenons pas les leçons de l’histoire. Nous ne faisons que mémoriser les dates et les personnages historiques, et non pas les leçons qu’elle enseigne » – Robert Kiyosaki (Père riche, père pauvre) 1997

Jour 35,

Tout autour de moi, je vois les esprits s’échauffer. Être confiné ou ne pas être confiné, telle est la question. Si Facebook est un bel outil de partage et de communication, depuis quelque temps et surtout actuellement, ce réseau social ressemble à un véritable trou noir. Tout y trépasse en ce moment, du débat sur la Chloroquine en passant par le gouvernement ou la politique internationale, des millions d’internautes s’improvisent spécialiste en épidémiologie ou en stratégie économique. Je n’ai pas les compétences nécessaires pour parler de ces sujets et je dois bien avouer que cela ne m’intéresse pas. Sur ce site, je préfère échanger avec des personnes que j’apprécie, diffuser mes photos, texte et expériences.

Si la tentation est grande, depuis le début du confinement, je passe moins de temps sur les réseaux sociaux. Je n’allume quasiment pas ma télévision, pour les informations, je préfère les médias radiophoniques. J’écris de plus en plus souvent, mais aussi parallèlement, j’utilise internet afin de m’instruire et apprendre de nouvelles choses. Depuis semaine, mon salon commence à ressembler à un bureau où je passe la majeure partie de mon temps.

Cette période est si fascinante ! Cet isolement général met en relief tous les aspects de notre société, mais devant l’inconnu, ce sont toutes nos peurs et nos angoisses qui semblent prendre le dessus. Je dois avouer que mes nuits ne sont plus les mêmes. Bien que je m’endorme assez facilement, je me réveille assez fréquemment. D’étranges rêves où ce que j’ai lu ou appris dans la journée s’assimilent la nuit. C’est une sensation très étrange, j’ai l’impression que c’est un homme nouveau qui se réveille chaque matin.

Le fait de tenir ce journal régulièrement me permet de laisser des marques dans mon processus de métamorphose mais également dans celui de mon environnement proche. Mais ce qui est le plus étonnant, c’est que mon rapport avec le temps qui était déjà peu commun s’est encore modifié. En quelques semaines, j’ai la sensation d’avoir vécu plus d’un siècle. La période que l’on a vécu avant tout cela me semble très lointaine, comme un ancien souvenir d’une ère archaïque et barbare.

J’aurais pu avoir cette sensation de vivre la même journée, mais non, bien au contraire, en observant tout autour de moi, chaque jour est bel et bien différent. Mon parcours pour arriver jusqu’ici a été très long. Comme beaucoup, j’ai eu mon lot d’épreuves, d’échecs, de joies et de peines. Ces instants m’ont instruit et m’ont surtout permis d’avancer sur mon chemin. Petit à petit, l’être passif et craintif s’est épanoui pour devenir l’homme que je suis devenu. Je dois vous avouer qu’en près de 45 années sur cette terre, j’ai l’impression d’avoir vécu une éternité. Cela implique pas mal de conséquences, j’étais en décalage avec les autres, je n’avais plus de préoccupation, seulement des activités. Mon rapport à l’argent était modeste, je n’avais que peu de besoins et je vivais dans une époque où il fallait toujours plus. Je regardais ce monde tel un extra-terrestre qui était conscient que l’humain n’était pas encore préparé à des rencontres du troisième type.

Trop d’avidité… Le pouvoir, l’argent, le sexe… Tous veulent se distinguer des autres, mais pour y arriver, trop sont prêt à écraser ses semblables. Nous avons vécu une période si sordide et puis, il y eut ce virus… Les cartes sont redistribuées, le monde est en état de chrysalide, je vois et surtout entend les bouleversements qui ne se font pas pour tous dans la douceur. Mais je comprends cela, après des siècles d’asservissement à des dogmes qui n’ont fait que de provoquer la division, l’humanité délaisse ses vieux cantiques pour entrer dans une dimension quantique.

Ce que Robert Kiyosaki démontre dans son ouvrage« père riche, père pauvre », notre rapport à la finance s’explique par ce que j’appelle « Cantique de la soumission et Quantique de la domination ».. L’argent n’est qu’une échelle de mesure, mais la soif insatiable de l’or en a rendu plus d’un complètement fou. Celui-ci n’est pas fixe dans le temps, il circule se place dans deux catégories, nos actifs et nos passifs. Mais notre manière de percevoir notre monde est différente pour chacun d’entre nous. Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ! Quel est notre rapport avec D.ieu ? Et si celui-ci n’était pas cette personnalité que l’on a voulu personnifier ? Et si il était l’ensemble ? Que mes amis qui sont fervents pratiquants de toutes religions confondues se rassurent, je ne suis pas en train de blasphémer. Les pratiques de chacun étant régulées sur des calendriers lunaires ou solaires, avec langues, mots et symboles différents, notre manque de compréhension d’une subtilité a provoqué des divisions. Chacun voulant se placer au-dessus de tous afin d’imposer sa vision aux autres, ce qui devait nous réunir n’a fait que causer des siècles de guerres, accentuant encore plus à chaque fois nos oppositions.

Pourtant, nous faisons partie de ce même ensemble. Nous sommes nés sur la même planète, nous avons nos différences qui nous rendent uniques et ce qui continue de nous diviser, c’est notre rapport avec le créateur. Je ne suis pas un grand fan des écrits sacrés, mais j’ai appris à comprendre les coutumes de chacun. Qu’ils soient Chrétiens, Musulmans, Hébraïques ou Bouddhistes, les principes restent les mêmes ce ne sont que les manières de faire qui varient. Je ne dirais pas qu’un écrit est meilleur qu’un autre, mais tous ont ce même point commun, un élément narratif que l’on ne peut vérifier. Il y a-t-il une vie céleste après notre vie terrestre ? Nul ne peut le dire, personne n’est jamais revenu. Si , me direz-vous ! Il y eut ce fils de charpentier qui se nommait Jésus de Nazareth. J’ai beaucoup de mal avec le Nouveau Testament de la Bible qui date du temps de l’empire romain. Je perçois la création de l’Église catholique par l’empereur Constantin comme un acte politique afin de réunir des contrées divisées culturellement.

Peu à peu, au fil des siècles, l’emprise des dogmes religieux s’est affaiblie avec la modernisation. Il fut remplacé par celui des financiers, de la mondialisation. Mais soudainement, notre modèle s’est retrouvé à bout de souffle. En réanimation depuis près d’un mois, celui-ci vit ses derniers instants. Bientôt, notre civilisation va sortir de son cocon et reprendre ses activités. Forte de ses erreurs passées, elle va trouver de nouvelles idées et philosophies et ainsi renaître de ses cendres…

Texte : ©Stéphane Lévêque – 19 avril 2020

Photo : Depositphotos.com

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