Le point de non-retour

Mes doigts pianotent timidement sur le clavier. C’est encore une page qui perd de sa candeur pour se noircir de ce qu’il y a en moi. Beaucoup de choses ont changées depuis le début de l’année. Sans le savoir, en ce début d’année, je franchissais le point de non-retour. Une nouvelle dimension s’ouvrait à moi. C’était grisant ! Comment ne pas se perdre quand une telle immensité se dévoile à nos yeux ? Il faut une volonté de fer pour ne pas se disperser. Sans quoi, on peut se retrouver pulvérisé en un rien de temps. Pour cela, je devais fixer mon objectif et avancer sans me retourner.

Plusieurs mois plus tard, je peux enfin regarder en arrière. Je sais que le lien qui me liait à l’ancien monde s’est désagrégé. Là-bas, d’où je venais, il n’y avait rien de réel. Ce monde n’était qu’une succession d’illusion qui était générée par mes peurs. Au loin, je regarde cet écran d’où je suis arrivé. On ne s’échappe pas de la matrice, c’est elle qui nous expulse quand la totalité de nos peurs sont épuisées. Celle-ci nous recrache pour nous redonner notre liberté. Mais pour que celle-ci soit durable, il ne faut pas se disperser. Alors, il faut continuer d’avancer, encore et encore…

Je ne me suis pas consumé. Bien au contraire, je me suis accoutumé à ce nouvel oxygène. Les premières semaines, j’avais encore quelques automatismes qui revenaient. C’est le piège du virtuel. Celui-ci est redoutable, durant toutes ces années, il programme notre inconscient. Alors, lorsque l’on en sort, il faut se désintoxiquer. C’est ce qu’il y a de plus difficile, car les toxines n’existent pas. Elles sont toute une série de programmation qui leurrent notre cerveau et notre façon de réfléchir.

Quand les illusions se dispersent, il ne reste plus que l’essentiel. Les pensées deviennent lucides et la vision beaucoup plus limpide. Je sais où je vais désormais. Et je sais qu’à cet endroit, une personne m’attend. Là-bas, j’irais sans smartphone, sans applications. J’irais là-bas, sans artifices, simplement avec mon sourire, guidé par la seule lueur qui illumine mon cœur. J’irais là-bas, sans crainte, sans aucun doute, car je sais pourquoi je vais là-bas. J’irais là-bas, car je sais que c’est là où je peux partager l’amour qui jaillit du plus profond de mon âme.

Ainsi déprogrammé, désintoxiqué de cet univers virtuel. J’irais là-bas d’un pas assuré, car je sais pourquoi j’y vais. C’est un choix que je fais délibérément, en mon âme et conscience, sans contrainte, sans attente. Simplement en ayant fait ce choix merveilleux d’être simplement un homme qui a décidé d’aimer…

©S.L – 25 avril 2021

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